1. Nécessité de coder la dénutrition
La dénutrition augmente la morbidité (infection, escarres, mauvaise cicatrisation), la mortalité, la durée de séjour, et diminue la qualité de vie des malades hospitalisés. Elle augmente également le coût de l'hospitalisation.
À ce titre, la dénutrition est prise en compte par la T2A au titre de complication et morbidité associée (CMA) ou CMA sévère et elle augmente donc le coût de groupe homogène de séjour (GHS).
Il faut donc impérativement la coder lorsqu'elle est présente mais - tout codage par excès pouvant conduire au rembourse- ment du trop-perçu - il ne faut pas la coder lorsqu'elle est absente.
Exemple :
Patient 47 ans hospitalisé pour diabète décompensé
Codage T2A
de la
prise
en charge
nutritionnelle |
Crédit reçu
par l'hôpital
pour le séjour |
Majoration
coût GHM |
Dénutrition
non codée :
pas de CMA |
2 194 € |
0 € |
Dénutrition modérée :
CMA E44.0 |
3 314 € |
1 120 € |
Dénutrition sévère :
CMAS E43 |
5 488 € |
3 294 € |
2. Prise en charge de la dénutrition dans la T2A
Qu'ils soient pour ou contre la T2A, les professionnels de santé s'accordent sur au
moins un point :
le principal modulateur du coût d’une prestation reste la durée du séjour. La dénutrition, qui concerne une
personne hospitalisée sur deux, reste un des principaux critères d’allongement de la durée d’hospitalisation. Les malades pré- sentant une dénutrition sévère ont par exemple cinq fois plus de risques de dé- velopper une infection nosocomiale.
Une dimension importante de la T2A réside dans le fait qu'elle permet de
qualifier la prise en charge nutritionnelle comme une réelle prestation médicale financée en tant que telle.